• Concert Hautbois et Orgue - Petit-Enghien : 25 mai 2013

     

    Eglise Saint-Sauveur de Petit-Enghien

     Récital hautbois et orgue

    Hautbois.côté gauche.GIF

    Orgue de Petit-Enghien.JPG

    Hautbois.côté droit.GIF

       

     

     

       LES ARTISTES   

     

    Olivier HABRAN

    Olivier Habran.jpgnaît en 1973 à Bruxelles, fils de musiciens, il a la chance de baigner dans la mu­sique dès son plus jeune âge grâce notamment au chant choral avec sa mère et à l'orgue avec son père.C'est vers douze ans qu'Olivier découvre le hautbois qu'il ne quittera plus. Très vite il entre au Conservatoire royal de Bruxelles dans les classes d'André Antoine et Sylvain Cremers où il obtient le diplôme supérieur de hautbois avec grande distinction ainsi que les premiers prix de cor anglais et de musique de chambre. Il se perfectionne à Paris avec Hélène Devilleneuve.

    Il est premier lauréat au concours de hautbois et de musique de chambre du « Pro Civitate ».

    Après avoir fait de nombreux remplacements dans les grands orchestres belges et étrangers, Olivier réussit en 1999 le concours de hautbois et cor anglais solo de l'orchestre de l'Opéra de Liège. En 2000, il est choisi comme professeur de hautbois aux académies de Bruxelles (Wo­luwé St-Pierre et Braine-L'Alleud).

    Passionné par le chant choral et l'envie de transmettre, il fonde, avec Elisabeth Goethals (soprano), une école de chant où viennent se former de nombreux enfants.

    Paul HABRAN

    Portrait Paul 01.jpgest lauréat du Conservatoire royal de Musique de Bruxelles, de la classe du pro­fesseur Hubert Schoonbroodt.

    Après avoir été pendant 17 ans organiste en l'église Notre Dame de l'Annonciation à Ixelles, il est l'heureux titulaire du nouvel orgue Schumacher en l'église Saint-Albert à Schaerbeek, après avoir collaboré à sa conception en tant que conseiller musical auprès de l'ASBL « Organa Saint-Albert », maître d'œuvre du projet.

     

    orgue Schumaker St Albert 01.jpegIl est professeur honoraire d'harmonie pratique à l'Institut supérieur de musique et de pédagogie (IMEP) à Namur et de formation musicale à l'Académie de Schaerbeek.

    Rompu à l'art de la basse continue, il exerce régulièrement cette discipline, tant en orchestre de chambre qu'avec de petits ensembles.

    Il collabore régulièrement avec le Festival musical d’Enghien.

    Pendant plus de vingt ans il est l'accompagnateur attitré de l'ensemble vocal « Cantus Firmus » de Bruxelles.

     

       LE PROGRAMME   

     

    Frescobaldi.pngGIROLAMO FRESCOBALDI (1583-1643)

     

    Canzona secunda detta la Bernardinia (hautbois et orgue)
    Canzona terza detta la Bernardinia (hautbois et orgue)
    Toccata secunda, extraite du « Secundo Libro di Toccata, Canzoni, Versi d’Hinni, etc. » (orgue seul)
     

     

    Girolamo Frescobaldi apprend la musique de son père et surtout de l'organiste Luzzasco Luzzaschi qui le guide jusqu'à sa vingtième année. En 1604 il est accueilli à l'Académie Sainte-Cécile de Rome en qualité d'organiste et de chanteur.

    Au début de l'année 1607, il est nommé organiste à Santa Maria in Trastevere. En juin 1607 il se rend à Bruxelles dans la suite du nonce apostolique et profite de ce séjour pour faire imprimer à Anvers en 1608, son 1er Livre de Madrigaux à 5 voix. Rentré à Rome cette même année, il devient titulaire de l'orgue de Saint-Pierre où il succède à Ercole Pasquini, il conservera ce poste jusqu'à la fin de sa vie.

     

    Il voyage encore à Mantoue (1615), passe quelque temps à la cour de Florence (1628-1634), après quoi il s'établit à Rome où sa réputation d'organiste et de compositeur attire des élèves tels que Froberger (1637-41), Grassi, Battiferi.

     

    Considéré comme le meilleur organiste de l'Europe et comme l'un des plus grands compositeurs de son temps, son œuvre est largement éditée, rééditée et diffusée de son vivant, le recueil le plus célèbre est celui des Fiori musicali op XII, publié à Venise en 1635.

     

    Frescobaldi a exercé une influence décisive sur le style du début de l'ère baroque en développant les ressources expressives de la musique pour clavier par des progressions chromatiques osées et des dissonances acerbes, il a utilisé des procédés analogues dans les variations pour orgue sur des thèmes de chorals. L'usage ingénieux qu'il a fait de la variation a beaucoup influencé l'évolution de la musique baroque (Buxtehude, Tunder, Muffat), Jean-Sébastien Bach lui-même a recopié de sa main les Fiori musicali qui ont exercé sur son art une influence décisive.

     

    Canzona seconda detta La Bernardinia

     

    C'est Frescobaldi - disciple de l'un des plus grands maîtres du madrigal moderne, Luzzasco Luzzaschi - qui établit définitivement la forme instrumentale classique, celle dont héritera Bach à travers des musiciens comme Froberger, lui-même élève de Frescobaldi.-. Il bénéficia tout d'abord de l'atmosphère d'effervescence créatrice et de faste musical que les Este, ses protecteurs, avaient toujours su imprégner à la ville de Ferrare (visites et séjours de Josquin des Prés, Dufay, Gesualdo...). Il en tirera ce mélange de virtuosité généreuse et libre de l'Italie du Nord avec les idées typiques de l'Ecole napolitaine : recherches harmoniques, élaboration contrapuntique. De Rome à Bruxelles, Anvers, Milan, Mantoue, Florence... puis Rome à nouveau, de voyages en protecteurs, de rencontres en postes d'organiste, Frescobaldi publiera nombre de Livres de Ricercari, Toccate, Caprici, Arie, Canzoni...

     

    Quand bien même ses œuvres portent des noms archaïques tels que Canzon ou Ricercare, il s'agit véritablement de petits mouvements richement élaborés, qui donneront naissance à la sonata da chiesa

     

    Couverrture Partition-Toccata Frescobaldie.gif

     


    germiniani02.jpgFRANCESCO GEMINIANI (1687-1762)

    Sonate en mi mineur
    Adagio Allegro Largo vivace (Hautbois et orgue)

     

     

     

     

    Francesco Geminiani, né le 5 décembre 1687 à Lucques et mort le 17 septembre 1762 à Dublin, est un violoniste et compositeur italien de l'époque baroque.

    Il reçoit ses premières leçons musicales de son père et perfectionne son jeu de violon chez Carlo Ambrogio Lonati à Milan, auprès d'Arcangelo Corelli à Rome et Alessandro Scarlatti. En 1711, il reprend la direction de l'opéra à Naples, puis se rend à Londres en 1714. Sous la protection du Duc d'Essex, il peut enseigner et composer.

    En 1715, il interprète ses concertos pour violon avec Georg Friedrich Haendel à la Cour de Londres. Après une visite à Paris, il y réside assez longtemps, pour retourner en 1755 vers l'Angleterre. Il se produit comme virtuose et comme éditeur d'un périodique de musique - une activité dans laquelle il échoue. Le succès est en revanche au rendez-vous avec la vente de ses propres tableaux ainsi que ceux de maîtres italiens.

    A Dublin, en 1761, un serviteur lui dérobe un manuscrit musical ; d'après ses proches, la contrariété d'être volé de son temps et du fruit de son travail aurait provoqué son décès prématuré.

     

    PEETER CORNET (ca. 1570-80 – 1633)

    Courante (orgue seul)

     

    Peeter CORNET était organiste de la chapelle des archiducs Albert et Isabelle à la cour espagnole de Bruxelles du début du XVIIème siècle jusqu'à sa mort, survenue en 1633. Il est enterré en l'église Notre-Dame au Sablon, à Bruxelles.

    On note dans son œuvre des influences multiples, italiennes, espagnoles, anglaises..., témoignant du rôle de véritable capitale européenne que jouait déjà Bruxelles à l'époque. La signature de Cornet réside dans la liberté avec laquelle il traite tous les éléments d'écriture dont il dispose à son époque. Il les utilise avec une maîtrise exceptionnelle tout en faisant preuve d'une inventivité sans bornes. Les multiples développements et le caractère improvisé et virtuose prennent toujours le dessus sur la composition formelle dans son œuvre.

    Ce compositeur à bien des égards « fantasque » et pour le moins audacieux est à juste titre un des grands génie de son temps, aux côtés d'un Sweelinck, Frescobaldi, Arauxo, Scheidt ou Titelouze... L'audition de son œuvre ne laisse place à aucun doute: ce musicien bruxellois s'inscrit parfaitement parmi ces grandes figures de la littérature d'orgue.

     

    Telemann01.jpgGEORG PHILIPP TELEMANN (1681-1767)

    Concerto per la Chiesa
    Fuga a 2 Tastature (claviers) Larghetto Vivo (hautbois et orgue)
     
     
     
     Né le 14 mars 1681 à Madgebourg (Allemagne) d’un père pasteur qui décédera en 1685, Georg Philipp Telemann sera à partir de cette date élevé par sa mère seule. Georg Philipp aura une formation autodidacte de compositeur mais aussi d’instrumentiste. De plus, sa famille s’oppose vigoureusement à ce qu’il embrasse une carrière de musicien. Le jeune musicien reçoit une formation générale assez poussée pour l’époque et il sera rapidement capable d’écrire des vers en Latin et même en Français.

    A dix ans, il joue plusieurs instruments dont la flûte et le violon, mais il n’aura que quelques leçons de clavier pour toute formation musicale. Après un séjour à l’internat de Zellerfeld de 1693 à 1694, Telemann entre au collège de Hildesheim pour la période de 1697 à 1698. Il a l’occasion de parfaire ses connaissances dans deux villes importantes sur le plan musical : Hanovre et Braunschweig. En 1701, il entame des études de droit à l’Université de Leipzig et commence à composer sérieusement notamment pour l’église Saint Thomas de cette ville. À la même époque, il fait la connaissance de Georg Friedrich Haendel (né en 1685) avec qui il se lie d’une amitié durable qui sera un stimulant pour Telemann. Ils auront fréquemment l’occasion de se montrer et critiquer leurs compositions respectives.

    Le compositeur fonde une société, le Collegium Musicum, qui donne des auditions. Cette société sera dirigée en 1729 par Johann Sebastian Bach. On ne tarde pas à lui confier rapidement la direction du théâtre de l’opéra. En 1705, il entre au service du comte Erdmann von Promnitz. Grand amateur de musique française, il demandera à son musicien de nombreuses ouvertures dans le style français. En 1706, il rentre en Allemagne et se rend à Eisenach où il est nommé directeur de concerts en 1708 et maître de chapelle de la cour ducale en 1709.

    La même année, Telemann épouse Louise Eberlin. Il aura l’occasion de faire la connaissance de Bach car Eisenach est le berceau de cette famille. En 1712, il se rend à Francfort pour diriger la musique de deux églises de la ville et se remarie en 1714 (après le décès de sa première épouse) avec Katharina Textor. Telemann a beaucoup de succès dans toute l’Allemagne et il est obligé de refuser des postes qu’on lui propose (Weimar, Gotha). En 1721, il prend la fonction de cantor du Johanum à Hambourg en envoyant toutefois régulièrement des œuvres à Francfort jusqu’en 1757.

    En 1722, à la mort de Kuhnau, il se propose pour le poste de cantor à Saint Thomas de Leipzig mais Hambourg lui propose une augmentation pour le conserver (la candidature de Telemann ne devait être que dans ce but). La même année, il dirige l’Opéra de Hambourg. La consécration internationale vient avec un séjour de huit mois à Paris en 1737. Puis, son activité diminue peu à peu à partir de 1740.

    Telemann meurt le 25 juin 1767 à Hambourg, reconnu et célébré par ses contemporains. Georg Philipp Telemann a été un des compositeurs les plus prolifiques. Il jouissait d’une grande facilité d’écriture et d’inspiration, de plus il est mort à 86 ans, âge très respectable pour l’époque. Haendel a dit de lui qu’il composait un motet à huit voix aussi facilement qu’il écrivait une lettre. On lui reproche souvent une certaine routine d’écriture. Ses contemporains le considéraient comme un compositeur de grande classe et le préférait souvent à Bach. Il a été influencé par les musiques française et polonaise et par l’art italien.

     

    Bach.jpgJEAN-SEBASTIEN BACH (1685-1750)

    Fugue en la mineur BWV 947 (orgue seul)

     

    Johann Sebastian Bach est né à Eisenach, en Allemagne, le 21 (ou le 31, selon notre calendrier) mars 1685. Sa famille est très musicienne et c’est tout naturellement qu’il étudie la musique. Il devient organiste et compose de très nombreuses pièces religieuses. Bach est très bien considéré dans toute l’Allemagne, même si pendant longtemps sa renommée n’a été que celle d’un organiste virtuose. Il devient ainsi compositeur de la cour de Saxe en 1736, et côtoie Frédéric II le Grand qui l’invite à Postdam en 1747. Il meurt à Leipzig, aveugle, le 28 juillet 1750. Parmi ses nombreuses œuvres, on trouve par exemple les Six concertos brandebourgois, l’Art de la fugue ou encore la Passion selon saint Matthieu. Bach est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands musiciens de tous les temps.

     

     

    benedetto_marcello-260x300.jpgBENEDETTO GIACOMO MARCELLO (1686-1739)

     

    Sonate en fa majeur
    Andante Allegro Grave Allegro (cor anglais et orgue)

     

     

     

    Marcello (né le 31 juillet ou 1er août 1686 à Venise - mort le 24 juillet 1739 à Brescia) était un compositeur baroque italien de la première moitié du XVIIIe siècle.

    Issu d'une noble famille vénitienne (dans ses œuvres il est souvent qualifié de Patrizio Veneto), Benedetto Marcello était destiné par son père à une carrière de juriste bien qu'il reçût des leçons de musique de maîtres aussi réputés que Lotti et Gasparini. En 1711 il devint membre du Conseil des Quarante et en 1730, envoyé à Pola comme Provveditore. Sa santé s'étant détériorée au climat défavorable de l'Istrie, il démissionna au bout de huit ans, s'installa à Brescia en tant que Camerlengo, et c'est dans cette ville qu'il mourut.

    On connaît principalement Benedetto Marcello pour son Estro poetico-armonico publié à Venise en 1724-1727, qui est une mise en musique pour voix et basse continue des cinquante premiers psaumes, dont les paroles furent adaptées en italien par G. Giustiniani. Cette œuvre fut très admirée, notamment par Charles Avison et John Garth qui en firent une édition avec paroles en anglais (Londres 1757). On en retrouve des extraits dans l'ouvrage de Hawkins, History of Music. Il a été un des premiers compositeurs à écrire pour le violoncelle et laisse une série de sonates de très grande qualité qui rejoignent les travaux de Gabrielli et de Vivaldi pour cet instrument.

    En ce qui concerne ses autres compositions, il s'agit principalement de cantates à une ou plusieurs voix ; la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles possède quelques volumes intéressants de cantates de chambre composées pour sa maîtresse. Il composa aussi un opéra, La Fede riconosciuta, représenté à Vicenza en 1702, mais n'avait guère d'attirance pour ce genre de composition et exposa ses opinions sur l'état du drame en musique à son époque par un pamphlet satirique titré Teatro alla moda et publié de façon anonyme à Venise en 1720. Ce petit ouvrage, fréquemment réédité, n'est pas seulement extrêmement drôle, c'est aussi une contribution très importante à l'histoire de l'opéra.
    On a donné son nom au conservatoire de musique de Venise.

    « Prince de la musique, il fut parfait en deux genres tout-à-fait opposés : le sacré, grave, majestueux, et le profane, doux et gracieux. »¹

    Le frère aîné de Benedetto, Alessandro, fut aussi compositeur, parmi d'autres activités.

    Pour une information très complète sur ce compositeur : cliquez ICI

    ¹ (Marcello Perino - Nouvelle méthode de chant - 1839 - p. 95)